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Le Togo est rentré bredouille des jeux olympiques de Rio 2016. C'est sans surprise. Puisque les athlètes n’ont pas un cadre d’entrainement à la hauteur des compétitions comme le dénonce d’ailleurs le Comité National Olympique du Togo. Et pourtant, ce ne sont pas les compétences qui manquent dans ce petit pays de l’Afrique occidentale.


De la ferveur des qualifications à la décadence sur les champs des jeux, les Togolais n’en sont pas à leurs premières déceptions. Tout le monde n’est pas fan des sports, de la culture. Et Même si personne ne s’y intéressait (ce qui n’est pas le cas), tout concoure à vendre le nom du Togo, de la même manière que le gouvernement s’attèle à le faire en multipliant des contacts diplomatiques sur fond d’ouverture d’ambassades à coût de millions dans des pays dont la générosité se limite à des dons de chiens renifleurs sous les projecteurs des caméras. 

Combien n’ont pas entendu parler du Togo pour la première fois, seulement en se renseignant sur la nationalité d’Emmanuel Adébayor, véritable prodige sur les stades français, anglais et espagnols ? Si seulement l’environnement avait été propice, Adébayor aurait sûrement démarré sa carrière plus tôt, avec probablement un meilleur palmarès. 

Quand Benjamin Boukpeti arracha une médaille en 2008, les politiques togolais n’ont pas tari d’éloges et de fierté, toujours prompts à savourer la victoire, mais jamais prêts à accompagner les efforts des fils du pays. 

« Quand un Togolais va à une compétition, c’est aux autorités togolaises de l’accompagner. Il allait siéger au CIO au nom du Togo. Autant nous aidons les autres disciplines particulièrement le football dans tout ce qu’ils font ; autant il faut aider les autres athlètes à rehausser le nom du pays.

Nous avions fait appel aux autorités, Boukpeti a même établi un budget et aussi dans une émission à la TVT, le ministre des Sports a fait une déclaration qui était très claire, mais malheureusement rien n’a suivi. Je suis profondément triste de parler ainsi, mais c’est la vie »,s’est plaint le président de Comité Olympique National du Togo (CNOT). 

Tous comme pour les maintes participations à la Coupe d’Afrique des Nations ou au Mondial, les 5 Athlètes Togolais sont rentrés bredouilles des jeux de Rio, où certains n’ont même pas pu battre leur propre record. 

Le CNOT jette le dévolu sur le gouvernement qui déambule avec un ronflant ministère de la C, des Sports. « Ce n’est pas au Comité National Olympique de donner les moyens aux fédérations pour se préparer.

Dans tous les pays du monde c’est l’Etat qui met les moyens à la disposition des différentes disciplines, il faudra que cela soit clair dans la tête de tout le monde, mais néanmoins nous avions pu le faire en demandant des bourses olympiques pour certains athlètes pour qu’ils se préparent. » a martelé le président du CNOT, M. Dogbo Auguste. 

Le gouvernement en envoyant les athlètes à Rio, ne s’attendait pas à grand-chose tout comme la plupart des citoyens. 

Mais jusqu’à quand allons-nous traîner dans les pattes des autres nations dans les compétitions internationales, juste pour le plaisir de participer ou de compléter le nombre ?

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